Samedi 16 février 2008
L’infamie repoussée, mais pour combien de temps !
Coups de colère rentrée pour ne pas fermer de portes, appels téléphoniques, interpellations policées auprès des administrations et finalement, un rendez-vous est proposé en début de semaine, sur une plage horaire libre en début d’après-midi.
Une liste de documents à fournir, trois heures de route, une heure de démarches. L’accueil fut rude ! Nous avions, il est vrai deux minutes de retard. Le guichet était ouvert, mais il nous fallait avant passer par « l’hôtesse d’accueil » qui était occupée à renseigner une personne. À 15 h 5, c’est notre tour. Nous présentons nos excuses pour notre retard et indiquons le motif de notre présence, la réponse nous glace.
« Nous fermons à 15 h 30, nous n’aurons peu être pas le temps de traiter votre demande »
Avec calme, mais détermination, nous rappelons que nous avions rendez-vous, que nous avons fait plus de cent kilomètres, que nous avons besoin de ce document pour l’établissement d’un contrat de travail. Finalement, notre requête peut être entendue et nous sommes invités à nous présenter au guichet approprié où l’accueil est cordial et l’efficacité de mise. Au bout d’une heure, nous repartons avec le sésame. Le lendemain le contrat de travail est établi, signé. Une entreprise a pu embaucher le jeune dont elle avait besoin. Le jeune a pu réaliser son rêve : avoir un travail avec une formation sur le poste souhaité. Une famille va bénéficier de revenus supplémentaires non négligeables.
L’argent public ne devrait-il pas, normalement, et plus que tout autre, être bien utilisé, surtout dans un domaine aussi sensible que l’emploi ?
Pourtant, cet épisode n’est pas unique. Deux autres stagiaires qui avaient des difficultés à envisager que ce type d’action pourraient être une chance pour eux et dont l’un deux, après un bon stage en entreprise c’était entendu dire qu’il y avait de fortes probabilités qu’en fin de parcours un emploi lui soit proposé, ont reçu, deux mois après le début de l’action un courrier leurs annonçant qu’ils ne seraient plus rémunérer pour cette action, et pour l’un, qu’il devait même rembourser les sommes déjà perçues. En fait, leurs dossiers avaient été soit perdus, soit mis dans une mauvaise pile…
Pour le moment cela ne représente que 17 % d’anomalies, ce qui est peut-être considéré comme normal, conforme au standard…
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Jeudi 7 février 2008
Oh rage, oh désespoir, oh vieillesse ennemie,
Que n’ai-je tant vécu que pour cette infamie ?
 
Dans une Action d’Orientation et de Formation financée par des fonds publics, un jeune maîtrisant mal la langue de Corneille, ayant des problèmes d’élocution, mais une phénoménale envie de trouver un travail et une perception juste des métiers qu’il pourrait exercés, déclare en début de formation qu’il veut découvrir le métier de soudeur.
Son premier rêve était d’être mécanicien automobile, mais des stages au cours de sa scolarité en France, lui avaient permis de constater que l’électronique avait pris une telle place dans nos véhicules qu’il lui serait impossible, voir difficile, d’accéder à une qualification dans ce domaine. Soudeur est donc son choix actuel et il veut vérifie cela.
 
Un premier stage de quinze jours dans une grande entreprise, lui permet de valider son choix. Son maître de stage confirme sa volonté d’apprendre, son habileté manuelle, me vante sa capacité à trouver le bon geste pour réaliser un travail bien fait. Et pour confirmer le tout, il m’avoue que le stagiaire a réussi des tâches que certains intérimaires sont incapables de faire.
 
Fort de cette première expérience, notre jeune homme va demander à un de ses voisins qui travaille comme soudeur dans une autre entreprise de la région, de solliciter son employeur pour un second stage programmé fin février. L’employeur rechigne. Un stagiaire c’est du temps perdu pour l’entreprise, mais puisque l’ouvrier qui le demande est un bon professionnel et que le stage ne dure que dix jours, notre jeune homme est accepté.
 
Le premier jour, on a prévu pour lui des tâches de manutention et de rangement, bien que cette entreprise soit en recherche de soudeur. Il teint quand même à dire, non sans une certaine appréhension, qu’il sait souder et son chef, du moment, lui propose de faire un essai.
Notre stagiaire, sait qu’il dispose d’une excellente mémoire visuelle et qu’il est capable de reproduire les gestes qu’il a vu accomplir. Son essai en soudure, va bouleverser le parcours initialement prévu.
Lui le stagiaire que l’on avait accepté de prendre pour rendre service, devient celui que l’entreprise recherchait et désespérait de trouver. Un jeune doué pour la soudure, que l'on va pouvoir former aux exigences propres de l’entreprise, à savoir de petites soudures de très grande qualité.
 
Le bilan de fin de stage, se transforme en négociation d’un contrat de travail. Le jeune homme veut un diplôme qualifiant, mais sa maîtrise actuelle de la langue française est pour le moment trop lacunaire. Il est donc convenu que dans un premier temps il signera, avec l’accord de son père présent à cet entretien, un contrat à duré déterminé jusqu’aux congés d’août, puis qu’a son retour, en fonction de son choix il pourra opter soit pour un contrat d’apprentissage, soit pour un Contrat à Durée Indéterminée. Bien sûr au cours de son C.D.D. l’entreprise le formera sur les différents types de soudures qu’elle pratique.
 
Fin de stage, entrée dans la vie professionnelle, ce jeune a su, à merveille rentabiliser les fonds publics mis à sa disposition pour accéder à l’emploi. Une volonté sans faille, un zeste de culot, une juste estimation de ses aptitudes, explique son succès.
 
Mais l’absurde est à venir. Non ce beau parcours, n’est pas possible, car au moment d’établir le contrat de travail, l’employeur demande au jeune de lui fournir, comme l’exige le droit, une carte de séjour avec la mention autorisé à occuper un emploi salarié. Notre jeune homme encore mineur et venu en France dans la cadre d’un regroupement familiale, ne possède pas ce document, qui ne serait pas exigé pour un mineur !
 
Les administrations sont contactées, Préfectures, Directions Départementales de l’Emploi et de la Formation, mais les réponses, sur les démarches à faire, varient d’une administration à une autre et selon les départements concernés. Les textes sont là, mais les interprétations sont différentes.
 
Ce que je ne savais pas, c’est que l’action financée pour accompagner des demandeurs d’emploi à l’emploi, si elle débouche sur un contrat de travail, dans le cas d’un jeune ne possédant pas la nationalité française, DOIT s’arrêter en cas de succès.
Avant toute chose il faut demander à la Direction du Travail et de l’Emploi son accord pour l’établissement du contrat de travail et cette autorisation demande bien sur un délais de traitement .Demander à la Préfecture concernée la délivrance d’une carte de séjour avec l’autorisation de travailler, même si l’intéressé est encore mineur à l’époque des faits et cela exige aussi du temps…
C’est pourtant en conformité avec les règlements en vigueur et sur prescription d’organismes ayant compétence pour, que ce jeune est entrée en formation ?
L’actuel premier ministre lorsqu’il était ministre du Travail dans le gouvernement Raffarin, s’était cru autoriser à déclarer qu’il suffisait de « remettre les Français au travail » pour lutter contre le chômage. Ignorant tout des affres et souffrances liées à cette situation et humiliant un peu plus ceux et celles qui vivent cette exclusion comme infamante.
Aujourd’hui le voilà premier ministre et sa remise au travail a tout d’un parcours kafkaïen….

Fait le jour de mes 65 ans

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Mercredi 19 décembre 2007
Le plaisir...
 
Le plaisir :
Ø      D’apporter un démenti à ceux qui vous ont virés pour « insuffisance professionnelle » même si les prud’hommes ont jugé votre licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».
Ø      De pouvoir faire bénéficier d’autres de votre expérience et de vos compétences et de constater qu’ils les apprécient
Ø      D’avoir de nouveaux défis à relever, de nouvelles approches à créer.
Ø      De reprendre la main, de ne plus subir ce que d’autres ont décidé pour vous
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Lundi 10 décembre 2007

Le bonheur ….

 

Le bonheur de travailler….Malgré le récit biblique dit de la chute, où nous sommes condamnés à gagner notre pain à la sueur de notre front, malgré la dénonciation marxiste des aliénations par le travail, je goûte, savoure, déguste avec volupté le fait de pouvoir travailler.

 

Se lever chaque jour, même à six heures du matin, faire, cinquante kilomètres, ne sont pas une charge, mais ce qui est nécessaire pour pourvoir effectuer un travail qui non seulement me plaît, mais aussi me permet d’assurer aux miens, le nécessaire plus un certain luxe, indispensable selon Thomas d’Aquin, pour pratiquer la vertu.

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Vendredi 9 février 2007

L’aveu

 

 

Je suis en fils de Don Quichotte de la Manche.

 

 

À vingt ans, j’ai chanté en croyant à ce refrain :

 

« Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie »

 

À soixante-trois ans, j’ai été licencié comme un mal propre et il m’a fallu me battre pour obtenir que la justice reconnaisse que ce licenciement était « sans cause réelle et sérieuse »

 

 

Un vieux, déçu ça peut tourner au vinaigre, devenir plein de fiel et d’amertume, cette perspective ne m’enchantant pas, j’ai acheté en juillet 2006 le roman de Miguel De Cervantès.

 

Oui, on pouvait sourire d’une vie de combat pour un monde plein d’amour de justice et de joie. L’actualité quotidienne apporte depuis toujours, chaque jour, de cruels démentis, mais je ne regrettais rien de ce que j’avais tenté de faire ! Courbatu, fourbu, blessé cabossé la figure de Don Quichotte sur Rossinante livrant un combat sans merci contre des moulins à vent, me permettait de prendre de la distance et d’accéder à l’humour.

 

 

Fin 2006, les enfants de Don Quichotte envahissent les médias. Ils réussissent ce coup de force de faire passer devant tout le monde les S.D.F., qui ont la bonne habitude de se faire discrets, sauf en période de grand froid où les médias leur rappel le 115.

 

 

Oui, les besogneux qui luttent sans bruit et depuis des lustres contre la misère du monde, ont pu ressentir de l’injustice, mais ces fils du chevalier errant ont su utiliser à plein les médias. Ils ont obtenu des résultats puis sont retournés à leurs activités.

 

 

Salut les artistes et bravo votre numéro était intelligent et cordiale.

 

par jules antoine publié dans : chomage
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Vendredi 26 janvier 2007

Un bogue dans la loi Fillon

 

La loi du 21 août 2003 permet le cumul emploi - retraite à condition « que le salaire procuré par cette nouvelle activité ne dépasse pas une certaine limite ». « Lorsqu’un salarié reprend un travail salarié, il peut cumuler sa rémunération avec ses retraites de base et complémentaire à condition que le montant total de son salaire et de ses retraites ne dépasse pas son dernier salaire »[1]

 

 

Mais chaque caisse de retraite à sa règle. Les régimes complémentaires et de cadre acceptent de faire un calcul sur l’année.

 

Le régime général, lui considérer que cette règle s’applique mois par mois.

 

 

Si vous êtes sans emploi pendant huit mois et que vous trouveriez des remplacements pour quatre mois de manière non consécutive. Le régime général vous demandera, chaque fois, de lui faire parvenir vos trois derniers bulletins de salaires avant votre retraite et le montant de votre nouveau revenu salarial qui ne doit pas, sur un mois, dépasser le plafond correspondant à votre dernier salaire avant votre retraite.

 



[1] www.travail.gouv.fr/informations pratiques/fiches*pratique/retraite/cumul-emploi-retraite

par jules antoine publié dans : chomage
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Dimanche 19 novembre 2006

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Peu de commentaires, pourtant je suis demandeurs des réactions, d'impréssions

Merci

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Samedi 30 septembre 2006

Le plus haut magistrat de France (le monde du 27/09/2006)

 

 

 

« Le juge américain rédige sa décision avec une optique pédagogique. Les nôtres sont écrites par des juristes pour des juristes »

 

 

 

 

 

 

« Les quatre besoins du justiciables :

 

 

 

- être accueilli,

 

 

 

- être considéré,

 

 

 

- voir son litige traité avec attention,

 

 

 

- voir son jugement exécuté. »

 

 

 

par jules antoine publié dans : chomage
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Dimanche 10 septembre 2006

SEIZE MOIS PLUS TARD !

 

Depuis, le 31 décembre 2005, les Assedic ont cessée de me verser des indemnités comme j’ai 160 trimestres de cotisations pour la retraite.

 

Pour ne pas être sans revenu, j’ai demandé à bénéficier de cette dernière, mais mes ressources sont trois fois moins importantes que lorsque je travaillais et j’ai encore deux enfants à élever.

 

Comme le permet la loi Fillon, je peux cumuler salaire et retraite dans la limite de mon dernier salaires.

 

Depuis mars 2006, j’ai trouvé une vacation de cinquante heures mois au SMIG. Travail passionnant d’accompagnement de personnes en vue d’une insertion social

 

Mon ancien réseau me permettra d’assurer des remplacements de responsable en arrêt maladie.

 

 

par jules antoine publié dans : chomage
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Mercredi 19 juillet 2006
La partie adverse, n'a pas fait appel. Une page se tourne. Mon licenciement était sans cause réelle et sérieuse. L'honneur est sauf, mes ressources le sont moins, mais l'avenir m'appartient.
par jules antoine publié dans : chomage
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