Mercredi 10 septembre 2008

Archaïsme du vivre ensemble en France

 

« Tout le monde connaît le mécanisme du « bouc émissaire » qui consiste à accuser un individu ou un groupe minoritaire d’être à l’origine des maux dont peut souffrir la société dans son ensemble. A priori, tout le monde s’accorde à dire que c’est dangereux et injuste mais le mécanisme ne cesse de se reproduire en changeant de forme et de victime. Aurait-il une fonction régulatrice si primordiale que les communautés ne puissent pas s’en passer ? »

(http://www.mrax.be/article.php3?id_article=48)

 

 

Au temps de gloire de Jean Marie Le Pen, l’étranger, le différent était la cause de nos difficultés. Et les propos de ce dernier ont libéré, autorisé des propos indignes. Un président de la République s’est cru autorisé à parler « des odeurs de palier ».

Aujourd’hui, à l’ère du Président de la République, amis des riches, le pauvre devient la cause de nos maux. Il y a en France deux catégories de citoyens, ceux qui se lèvent tôt et les autres. Ceux qu’il faut remettre au travail selon les propos du ministre du travail du médiocre Raffarin.

 

Désigner le pauvre comme la cause de nos ennuis devient autorisé. UCAR peut donc dire que ces derniers sont dégueulasses et responsables de la pollution. Ce n’est pas forcément vrai, mais qu’importe, aujourd’hui c’est tendance.

 

Deux ministres peuvent déclarer qu’il y a 600 000 offres d’emploi non satisfaites en France avant de faire voter les Offres Valable d’Emploi. Ce n’est pas forcément exact, mais qu’importe, c’est politiquement payant de donner à penser qu’il y a des gens qui ne veulent pas se lever tôt.

 

Pauvreté de notre vivre ensemble qui a besoin de bouc émissaire….

 

- Publié dans : exclusion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 2 août 2008

POLITIQUEMENT DOUTEUX…

 

Une grande « habileté  politique »

Livrer aux médias le chiffre de « 500 à 600. 000 offres d’emploi non pourvues », au moment où est lancé « les offres valables d’emploi » est politiquement très adroit, voir rusé.

C’est préparer la France qui travaille et se lève tôt et culpabiliser, un peu plus, une autre France. L’opinion publique ainsi préparée, les offres valables d’emploi ne poseront pas de problèmes.

 

Une rigueur intellectuelle douteuse !

500 000 à 600 000 offres d’emploi non pourvues en France : un vrai scandale ? Il y a donc du travail dans notre pays et des gens, forcément, qui refusent ce dernier !

Mais d’où viennent ces chiffres ? On ne sait pas très bien. A l’ANPE environ 240 000 offres sont annulées chaque année. L’Unedic, principale source selon le ministère de l’Économie, enregistre des intentions d’embauche. C’est du déclaratif et d’après les employeurs, en 2008, 51 % de ces intentions seront problématiques. Mais qu’importe, l’objectif n’est pas d’être rigoureux. Du reste ces offres concernent-elles des médecins, des infirmières, des maçons ? Qu’importe, pour être efficace, il ne faut pas faire dans la dentelle même au Puy.

 

Une stigmatisation de personnes en difficultés.

Ca ne coûte rien et ça peut rapporter gros, mais n’est-ce  pas politiquement dégueulasse ? Ont-ils pris le temps d’écouter la souffrance de ceux et de celles qui sont sans emploi, non sûrement pas, car ils ont la lourde tâche de veiller à mettre en place un environnement qui facilitera la croissance. Ils sont confrontés à des indices, des ratios, des coûts de matières premières et ont des réformes importantes à réaliser. Ont-ils oublié les hommes et les femmes qui donnent sens à leurs actions ou ont-ils délibérément fait un coup « politique » ?

- Publié dans : chomage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mai 2008

« Calibrage anthropologique » !

Dans le journal « le Monde » du 14 mai 2008, on peut lire au sujet des seniors « Trop chers, peu motivés, rigides, forte résistance aux changements….La messe serait dite ! »


« Trop chers » :
Inexact, dans le cas d’un cumul emploi retraite, vous ne pouvez dépasser le montant de votre dernier salaire. Donc, vous offrez des compétences à des prix inférieurs au marché.


« Peu motivé »
 :
Étonnant. Vous faites partie de ceux qui sont généralement tenus en dehors du marché du travail et vous savez donc bien, que comme les jeunes d’origine étrangère ou les femmes, vous ne pouvez compter que sur vous.


« Rigides » : S
urprenant, au cours de votre longue vie, vos certitudes et vos croyances ont traversé le temps sans prendre une ride. La sagesse vous a épargné, la vie ne vous a rien pris, ni appris.


«Forte résistance aux changements » 
:
De mon temps. Tous les jours vous éprouvez que le monde continu et que vos repérés, vos références, dates. Elles ne sont plus à jours, alors vous êtes particulièrement attentif aux jeunes qui eux sont dans le vent, respire l’aire du temps. Ce qui était naturel, devient une attitude volontaire, une respiration pour ne pas manquer d’oxygène.

 

Si la messe est dite, prions quand même pour l’auteur ou les auteurs de ce calibrage anthropologique, afin que lorsqu’ils auront accès au beau titre de senior, ils ne soient pas tels qu’ils nous ont décrits…….


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 16 février 2008
L’infamie repoussée, mais pour combien de temps !
Coups de colère rentrée pour ne pas fermer de portes, appels téléphoniques, interpellations policées auprès des administrations et finalement, un rendez-vous est proposé en début de semaine, sur une plage horaire libre en début d’après-midi.
Une liste de documents à fournir, trois heures de route, une heure de démarches. L’accueil fut rude ! Nous avions, il est vrai deux minutes de retard. Le guichet était ouvert, mais il nous fallait avant passer par « l’hôtesse d’accueil » qui était occupée à renseigner une personne. À 15 h 5, c’est notre tour. Nous présentons nos excuses pour notre retard et indiquons le motif de notre présence, la réponse nous glace.
« Nous fermons à 15 h 30, nous n’aurons peu être pas le temps de traiter votre demande »
Avec calme, mais détermination, nous rappelons que nous avions rendez-vous, que nous avons fait plus de cent kilomètres, que nous avons besoin de ce document pour l’établissement d’un contrat de travail. Finalement, notre requête peut être entendue et nous sommes invités à nous présenter au guichet approprié où l’accueil est cordial et l’efficacité de mise. Au bout d’une heure, nous repartons avec le sésame. Le lendemain le contrat de travail est établi, signé. Une entreprise a pu embaucher le jeune dont elle avait besoin. Le jeune a pu réaliser son rêve : avoir un travail avec une formation sur le poste souhaité. Une famille va bénéficier de revenus supplémentaires non négligeables.
L’argent public ne devrait-il pas, normalement, et plus que tout autre, être bien utilisé, surtout dans un domaine aussi sensible que l’emploi ?
Pourtant, cet épisode n’est pas unique. Deux autres stagiaires qui avaient des difficultés à envisager que ce type d’action pourraient être une chance pour eux et dont l’un deux, après un bon stage en entreprise c’était entendu dire qu’il y avait de fortes probabilités qu’en fin de parcours un emploi lui soit proposé, ont reçu, deux mois après le début de l’action un courrier leurs annonçant qu’ils ne seraient plus rémunérer pour cette action, et pour l’un, qu’il devait même rembourser les sommes déjà perçues. En fait, leurs dossiers avaient été soit perdus, soit mis dans une mauvaise pile…
Pour le moment cela ne représente que 17 % d’anomalies, ce qui est peut-être considéré comme normal, conforme au standard…
- Publié dans : chomage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008
Oh rage, oh désespoir, oh vieillesse ennemie,
Que n’ai-je tant vécu que pour cette infamie ?
 
Dans une Action d’Orientation et de Formation financée par des fonds publics, un jeune maîtrisant mal la langue de Corneille, ayant des problèmes d’élocution, mais une phénoménale envie de trouver un travail et une perception juste des métiers qu’il pourrait exercés, déclare en début de formation qu’il veut découvrir le métier de soudeur.
Son premier rêve était d’être mécanicien automobile, mais des stages au cours de sa scolarité en France, lui avaient permis de constater que l’électronique avait pris une telle place dans nos véhicules qu’il lui serait impossible, voir difficile, d’accéder à une qualification dans ce domaine. Soudeur est donc son choix actuel et il veut vérifie cela.
 
Un premier stage de quinze jours dans une grande entreprise, lui permet de valider son choix. Son maître de stage confirme sa volonté d’apprendre, son habileté manuelle, me vante sa capacité à trouver le bon geste pour réaliser un travail bien fait. Et pour confirmer le tout, il m’avoue que le stagiaire a réussi des tâches que certains intérimaires sont incapables de faire.
 
Fort de cette première expérience, notre jeune homme va demander à un de ses voisins qui travaille comme soudeur dans une autre entreprise de la région, de solliciter son employeur pour un second stage programmé fin février. L’employeur rechigne. Un stagiaire c’est du temps perdu pour l’entreprise, mais puisque l’ouvrier qui le demande est un bon professionnel et que le stage ne dure que dix jours, notre jeune homme est accepté.
 
Le premier jour, on a prévu pour lui des tâches de manutention et de rangement, bien que cette entreprise soit en recherche de soudeur. Il teint quand même à dire, non sans une certaine appréhension, qu’il sait souder et son chef, du moment, lui propose de faire un essai.
Notre stagiaire, sait qu’il dispose d’une excellente mémoire visuelle et qu’il est capable de reproduire les gestes qu’il a vu accomplir. Son essai en soudure, va bouleverser le parcours initialement prévu.
Lui le stagiaire que l’on avait accepté de prendre pour rendre service, devient celui que l’entreprise recherchait et désespérait de trouver. Un jeune doué pour la soudure, que l'on va pouvoir former aux exigences propres de l’entreprise, à savoir de petites soudures de très grande qualité.
 
Le bilan de fin de stage, se transforme en négociation d’un contrat de travail. Le jeune homme veut un diplôme qualifiant, mais sa maîtrise actuelle de la langue française est pour le moment trop lacunaire. Il est donc convenu que dans un premier temps il signera, avec l’accord de son père présent à cet entretien, un contrat à duré déterminé jusqu’aux congés d’août, puis qu’a son retour, en fonction de son choix il pourra opter soit pour un contrat d’apprentissage, soit pour un Contrat à Durée Indéterminée. Bien sûr au cours de son C.D.D. l’entreprise le formera sur les différents types de soudures qu’elle pratique.
 
Fin de stage, entrée dans la vie professionnelle, ce jeune a su, à merveille rentabiliser les fonds publics mis à sa disposition pour accéder à l’emploi. Une volonté sans faille, un zeste de culot, une juste estimation de ses aptitudes, explique son succès.
 
Mais l’absurde est à venir. Non ce beau parcours, n’est pas possible, car au moment d’établir le contrat de travail, l’employeur demande au jeune de lui fournir, comme l’exige le droit, une carte de séjour avec la mention autorisé à occuper un emploi salarié. Notre jeune homme encore mineur et venu en France dans la cadre d’un regroupement familiale, ne possède pas ce document, qui ne serait pas exigé pour un mineur !
 
Les administrations sont contactées, Préfectures, Directions Départementales de l’Emploi et de la Formation, mais les réponses, sur les démarches à faire, varient d’une administration à une autre et selon les départements concernés. Les textes sont là, mais les interprétations sont différentes.
 
Ce que je ne savais pas, c’est que l’action financée pour accompagner des demandeurs d’emploi à l’emploi, si elle débouche sur un contrat de travail, dans le cas d’un jeune ne possédant pas la nationalité française, DOIT s’arrêter en cas de succès.
Avant toute chose il faut demander à la Direction du Travail et de l’Emploi son accord pour l’établissement du contrat de travail et cette autorisation demande bien sur un délais de traitement .Demander à la Préfecture concernée la délivrance d’une carte de séjour avec l’autorisation de travailler, même si l’intéressé est encore mineur à l’époque des faits et cela exige aussi du temps…
C’est pourtant en conformité avec les règlements en vigueur et sur prescription d’organismes ayant compétence pour, que ce jeune est entrée en formation ?
L’actuel premier ministre lorsqu’il était ministre du Travail dans le gouvernement Raffarin, s’était cru autoriser à déclarer qu’il suffisait de « remettre les Français au travail » pour lutter contre le chômage. Ignorant tout des affres et souffrances liées à cette situation et humiliant un peu plus ceux et celles qui vivent cette exclusion comme infamante.
Aujourd’hui le voilà premier ministre et sa remise au travail a tout d’un parcours kafkaïen….

Fait le jour de mes 65 ans

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007
Le plaisir...
 
Le plaisir :
Ø      D’apporter un démenti à ceux qui vous ont virés pour « insuffisance professionnelle » même si les prud’hommes ont jugé votre licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».
Ø      De pouvoir faire bénéficier d’autres de votre expérience et de vos compétences et de constater qu’ils les apprécient
Ø      D’avoir de nouveaux défis à relever, de nouvelles approches à créer.
Ø      De reprendre la main, de ne plus subir ce que d’autres ont décidé pour vous
- Publié dans : exclusion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 10 décembre 2007

Le bonheur ….

 

Le bonheur de travailler….Malgré le récit biblique dit de la chute, où nous sommes condamnés à gagner notre pain à la sueur de notre front, malgré la dénonciation marxiste des aliénations par le travail, je goûte, savoure, déguste avec volupté le fait de pouvoir travailler.

 

Se lever chaque jour, même à six heures du matin, faire, cinquante kilomètres, ne sont pas une charge, mais ce qui est nécessaire pour pourvoir effectuer un travail qui non seulement me plaît, mais aussi me permet d’assurer aux miens, le nécessaire plus un certain luxe, indispensable selon Thomas d’Aquin, pour pratiquer la vertu.

- Publié dans : exclusion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 février 2007

L’aveu

 

 

Je suis en fils de Don Quichotte de la Manche.

 

 

À vingt ans, j’ai chanté en croyant à ce refrain :

 

« Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie »

 

À soixante-trois ans, j’ai été licencié comme un mal propre et il m’a fallu me battre pour obtenir que la justice reconnaisse que ce licenciement était « sans cause réelle et sérieuse »

 

 

Un vieux, déçu ça peut tourner au vinaigre, devenir plein de fiel et d’amertume, cette perspective ne m’enchantant pas, j’ai acheté en juillet 2006 le roman de Miguel De Cervantès.

 

Oui, on pouvait sourire d’une vie de combat pour un monde plein d’amour de justice et de joie. L’actualité quotidienne apporte depuis toujours, chaque jour, de cruels démentis, mais je ne regrettais rien de ce que j’avais tenté de faire ! Courbatu, fourbu, blessé cabossé la figure de Don Quichotte sur Rossinante livrant un combat sans merci contre des moulins à vent, me permettait de prendre de la distance et d’accéder à l’humour.

 

 

Fin 2006, les enfants de Don Quichotte envahissent les médias. Ils réussissent ce coup de force de faire passer devant tout le monde les S.D.F., qui ont la bonne habitude de se faire discrets, sauf en période de grand froid où les médias leur rappel le 115.

 

 

Oui, les besogneux qui luttent sans bruit et depuis des lustres contre la misère du monde, ont pu ressentir de l’injustice, mais ces fils du chevalier errant ont su utiliser à plein les médias. Ils ont obtenu des résultats puis sont retournés à leurs activités.

 

 

Salut les artistes et bravo votre numéro était intelligent et cordiale.

 

Par jules antoine - Publié dans : chomage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 janvier 2007

Un bogue dans la loi Fillon

 

La loi du 21 août 2003 permet le cumul emploi - retraite à condition « que le salaire procuré par cette nouvelle activité ne dépasse pas une certaine limite ». « Lorsqu’un salarié reprend un travail salarié, il peut cumuler sa rémunération avec ses retraites de base et complémentaire à condition que le montant total de son salaire et de ses retraites ne dépasse pas son dernier salaire »[1]

 

 

Mais chaque caisse de retraite à sa règle. Les régimes complémentaires et de cadre acceptent de faire un calcul sur l’année.

 

Le régime général, lui considérer que cette règle s’applique mois par mois.

 

 

Si vous êtes sans emploi pendant huit mois et que vous trouveriez des remplacements pour quatre mois de manière non consécutive. Le régime général vous demandera, chaque fois, de lui faire parvenir vos trois derniers bulletins de salaires avant votre retraite et le montant de votre nouveau revenu salarial qui ne doit pas, sur un mois, dépasser le plafond correspondant à votre dernier salaire avant votre retraite.

 



[1] www.travail.gouv.fr/informations pratiques/fiches*pratique/retraite/cumul-emploi-retraite

Par jules antoine - Publié dans : chomage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 19 novembre 2006

Plus de 5000 pages vues.

Plus de 2000 visiteurs uniques.

Peu de commentaires, pourtant je suis demandeurs des réactions, d'impréssions

Merci

Par jules antoine - Publié dans : chomage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Pages

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus